On a retrouvé la valise de Carlos Ghosn chez Kieślowski !

Voyons, voyons, récapitulons : une « évasion rocambolesque » : un homme d’affaires qui s’enfuit vers son pays… dans une valise. Cela ne vous rappelle rien ?

[ photo : Karol Karol (dans la valise) et Mikolaj dans Trois Couleurs : Blanc de Kieślowski – © MK2 ]

Les médias exultent en découvrant un scénario incroyable. Bien sûr, nous avons trouvé cela très naturel et tout de suite identifié la ruse et même retrouvé la photo du bagage utilisé par Karol Karol dans Trois couleurs : Blanc pour rejoindre la Pologne.

Et quand on sait que le héros du film, Karol Karol (Zbigniew Zamachowski) y devient ensuite homme d’affaires… Curieuse coïncidence : l’évadé actuellement à la une des journaux a pour prénom Carlos, et sa femme s’appelle… Carole.

Trois couleurs Blanc de Kieślowski (sous-titré… “Liberté” !) était une comédie noire, un brin satirique, notamment sur le rapport à l’argent. Le film débute avec en générique ladite valise sur le tapis roulant de l’aéroport, il se poursuit dès la première séquence au Palais de Justice de Paris. Petite différence avec l’épisode de l’ancien p.-d.g. de Renault-Nissan, Karol Karol atterrit dans une décharge à ordures, avec en poche, pour toute fortune, … une pièce de deux francs. A noter que le co-scénariste (de ce film et des 17 derniers de Kieślowski) est Krzysztof Piesiewicz, à l’époque avocat.
A la fin du film, Dominique (l’épouse, jouée par Julie Delpy) rend visite à Karol Karol… en prison. Krzysztof aurait bien ri.

Carlos Ghosn : l’info du Monde du 6 janvier 2019