Krystyna Janda, Emmanuel Finkiel, après Kieślowski…

Krystyna Janda jouait Dorota dans l’épisode Deux du Décalogue de Kieślowski. Elle est de ces grandes comédiennes polonaises qui ont participé à l’aventure de la série, et du théâtre et du cinéma polonais des années 60 à nos jours.

(photo : Marin Karmitz et Krystyna Janda durant l’Hommage à Kieślowski à Sokołowsko en 2015. Entre eux, Piotr Jaxa, un des chefs-op’ de Kieślowski – © alain martin)

Après avoir tenu de nombreux rôles pour le théâtre et le cinéma (dans plusieurs films de Wajda, Zanussi, dans l’indispensable Interrogatoire de Bugajski, mais aussi pour le cinéma français), Krystyna Janda dirige le Teatr Polonia, place de la Constitution à Varsovie (et y joue !). Passée naturellement aux nouvelles technologies, elle n’envisage pas de gérer son théâtre sans sa tablette, et elle tient régulièrement un journal en ligne sur le site krystynajanda.pl. On y apprend qu’elle a déjà un programme chargé pour 2018 :  ! Elle a été un de nos témoins assidus, puisqu’elle a répondu à nos questions à trois reprises : pour La Double vie de Véronique, autour du film…, pour le portrait Kieślowski, l’autre regard, et à nouveau lors de l’enquête dédiée au Décalogue et aux Trois couleurs publiée dans Kieślowski, encore plus loin. Nous avions rencontré alors son mari, Edward Kłosiński, chef-opérateur du Décalogue Deux ainsi que de Blanc, hélas décédé prématurément en 2008, il y a déjà dix ans. Krystyna a participé à l’Hommage à Kieślowski de Sokołowsko en 2015 (photo).

Krystyna Janda sur IMDB

Emmanuel Finkiel était le premier assistant de Kieślowski sur les Trois couleurs, une fonction-clé pour le bon fonctionnement du tournage.

Le premier assistant-réalisateur de la Trilogie n’a pas ménagé sa peine sur Bleu et sur Rouge (on le voit s’échiner dans le making-off de Rouge visible dans les bonus du DVD de MK2). Blanc a été une respiration (il n’était pas sur la partie polonaise) qui lui a permis de préparer minutieusement le dernier film de Kieślowski.

Assistant-réalisateur (Godard, Kieślowski…), il est ensuite remarqué pour son travail de réalisateur sensible avec, entre autres, Voyages (1999, Prix jeunesse à Cannes, Prix Louis Delluc et César meilleure première fiction), Nulle part terre promise (2009, Prix Jean Vigo) ou encore Je ne suis pas un salaud (2016), Emmanuel a achevé en 2017 La Douleur, qui sort en France le 24 janvier 2018. Nous avons pu voir le film début janvier ; voici quelques commentaires en attendant la sortie en salles…

 Notre avis sur le film d’Emmanuel Finkiel : La Douleur… humaine
Emmanuel Finkiel sur IMDB