Kieślowski : tu ne mourras point !

Réalisé fin 2017, le film Kieślowski, tu ne mourras point de Tomasz Namerła est produit par O.H.N.K. et vient de remporter au Five Continents International Film Festival (Venezuela) le prix du meilleur court-métrage documentaire !

Nous avons pu le visionner il y a quelques semaines : un format court (un peu moins de 12 minutes), un style qui décape et une balade dans Paris et Varsovie, pour comprendre l’influence actuelle de Krzysztof Kieślowski. Des micro-trottoirs dans les deux capitales s’articulent autour de deux entretiens croisés : l’un avec un graphiste et illustrateur polonais, Jan Bajtlik, et l’autre avec un blogueur et critique de cinéma français, Flavien Poncet. Deux jeunes femmes, en Colombie et en Indonésie expliquent sur Skype le caractère universel du réalisateur, et pourquoi il les touche, dans leurs pays respectifs. Et puis des tweets, des affiches, d’autres témoins encore.
Petit signe tout kieślowskien : Jan Bajtlik croise dans une rue de Varsovie, quelqu’un qu’il croit reconnaître… et qui n’est autre que le témoin muet des épisodes du Décalogue, Artur Barciś. Lequel participe au film et dit de Kieślowski : « Ses films sont actuels, et ils le resteront toujours, parce qu’ils questionnent la condition morale de l’Homme. Nous devrions toujours nous poser ces questions… ».
En somme, un bon équilibre entre les témoignages polonais, français et internationaux, et tous les ingrédients pour proposer un portrait différent, actuel, un peu décalé et expliquer pourquoi Kieślowski reste d’actualité et peut séduire de nouveaux spectateurs, partout dans le Monde. Quand on a titré son livre sur Kieślowski “l’autre regard”, on ne peut qu’adhérer.

De haut en bas : Jan Bajtlik et Tomasz Namerła en tournage devant le Palais de la Culture à Varsovie ; Flavien Poncet parle des films de Kieślowski ; Jan Bajtlik se retournant sur le passage d’Artur Barciś !
Photos © OHNK / Tomasz Namerła.
Merci à Tomasz Namerła et Thierry Bohnké pour nos rencontres et les visuels.

Plus sur Kieślowski, tu ne mourras point