Illumination : comment comprendre le Monde ?

  1. La Vie de Famille, un passé européen (p. 31)
  2. Camouflage, vivre et filmer à l’Est (p. 65)
  3. Illumination : comment comprendre le monde ? (p. 99)
  4. Un homme et une femme, couples improbables (p. 135)
  5. Les années du Soleil calme : le grand catalogue (p. 159)
  6. « N’ayez pas peur ! », un cinéaste au Vatican… (p. 185)
  7. En attendant la Reine Christine : le film en costumes (p. 221)
  8. Récits et manipulations ou comment entrer dans l’histoire (p. 233)
  9. Mises en scènes, télévision, théâtre, opéras, musique (p. 257)
  10. Transmettre, enseignement, festivals, rencontres (p. 267)
  • Conclusion : Au Grand Galop ! L’homme du XXIe siècle (p. 293)
  • Annexes

« Je crois que tout le monde doit péniblement chercher et de découvrir sa vérité individuelle. »

[KZPOL73]

Le cinéma de Krzysztof Zanussi n’est pas élitiste mais, pour schématiser, il s’adresse à ceux pour qui le film est moins un divertissement que l’occasion de s’interroger sur le Monde. Dès les premiers films, et à partir d’Illumination, on parle de style zanussien, et même de personnages zanussoïdes et on le classe parmi les fondateurs du Cinéma de l’inquiétude morale et de la Troisième vague. Le cinéaste s’engage consciemment dans une voie étroite : il dit préférer la compréhension et la rencontre au succès et au box-office.
Les films de cette période mettent souvent en scène un jeune héros qui s’interroge et un parcours initiatique, à commencer par Illumination : la Science est un moyen –  imparfait – de comprendre le Monde et les doutes indissociables de la Foi, ou du moins de l’intuition et de la recherche d’une conscience supérieure… […]
Pendant la période socialiste, les films ont été censurés à deux niveaux par les autorités qui voyaient là à la fois une description “insupportable” les aberrations du système socialiste en République populaire de Pologne, mais aussi un mode de pensée philosophique voire métaphysique… donc très peu “marxiste”. […] Illumination, La Spirale ou La Constante révèlent néanmoins un cinéma d’auteur qui compte. L’Impératif restera méconnu, mais met en scène un autre héros zanussien, en quête d’absolu et qui doute. On peut rapprocher de cette veine un film tourné vingt ans plus tard mais comme en écho à La Spirale : La Vie comme Maladie mortelle sexuellement transmissible, l’histoire d’un médecin confronté à sa propre mort…

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[photo-titre : © TOR Studio Filmowe ]