Documentaire sur La Double vie de Véronique à Cracovie (2019)

Un bref documentaire (15′) tourné à Cracovie sur les liens entre la ville et Kieślowski et Weronika, diffusé sur Arte le 27 mai 2020 (Allemagne et France) ! Nous y étions…

[ Septembre 2019 : l’équipe tourne dans l’appartement de la tante de Weronika, à Cracovie – toutes les photos : © alain.martin ]

Le documentaire, en bref

« Notre inspiration du jour », c’est « la rencontre de son double » annonce l’émission. La caméra nous balade au-dessus et dans la vieille ville de Cracovie. « La musique tisse la trame du film ». Ce sera donc le fil conducteur, à commencer par le son déchirant du Hejnał.
Sur la grand-place (le Rynek), on retrouve Zbigniew Preisner, le musicien de La Double vie de Véronique. Il rappelle qu’en 1989, il n’y avait pas grand-chose sur cette place. Epoque étrange…
Preisner nous entraîne ensuite dans les caves du Piwnica Pod Baranami (« ici, il n’y avait rien du régime communiste », affirme le musicien).
Krzysztof Labiniec, écrivain, prend le relais et présente Nowa Huta : « ici s’élevait une statue de Lénine ». Il rappelle la tentative de destruction (ratée), puis la destruction finale. Raccord sur l’image d’une autre effigie monumentale de Lénine, embarquée sur le plateau d’un camion au début de La Double vie
Ensuite, visite d’un des lieux de tournage : l’appartement de la tante de Weronika. Le salon est silencieux : « on dirait que rien n’a changé », raconte Krzysztof Labiniec. L’endroit est très cracovien. « Sa tante incarne la gloire passée d’une de ses familles de Cracovie […] tout cela a une saveur particulière ». Fin de la promenade le long des Planty, puis à la Philharmonie
où fut tournée la séquence du concert. Un lieu intime, une salle facile à emplir de figurants, que nous visitons avec Preisner. Le documentaire s’achève sur la vision inversée de la basilique Sainte-Marie de Cracovie, à travers la boule magique du film.

La Double vie de Cracovie sur Arte
Suit un clin d’œil sur Louise Marie, femme de Stanisław IV, reine de Pologne après le décès de celui-ci (qui créé la première gazette polonaise), une « femme d’idées ».

Le tournage, septembre 2019

Vendredi 20 septembre : ciel partiellement couvert sur le Rynek Główny de Kraków (Cracovie) : une équipe d’Elephant production tourne un documentaire de la série “Invitation au voyage” (déjà plus de 500 titres diffusées). Cette fois, la ville de Cracovie est associée à un homme et une œuvre : Krzysztof Kieślowski et La Double vie de Véronique. Le film est indissociable de la musique et de la ville de Cracovie.
Zbigniew Preisner, le musicien associé aux dix-sept derniers films de Kieślowski, a bien voulu participé au tournage de l’émission. Rendez-vous donc la veille sur le Rynek, la grande Place du Marché rendue célèbre par la séquence ou Weronika, la musicienne polonaise, rencontre son double, Véronique, la Française. Puis passage par la Philharmonie, où furent tournés les plans du concert mortel pour Weronika.
A noter : Zbigniew Preisner fêtait à ce moment ses 40 ans de carrière musicale le 5 octobre 2019, en concert à l’Arena Taurun de Cracovie.

Cette Invitation au voyage fait également un détour par Nowa Huta, la cité stalinienne construite en banlieue de Cracovie (littéralement “La Nouvelle Fonderie”)

Vendredi, l’équipe de production retrouvait un autre Krzysztof : Krzysztof Łabieniec, ancien assistant de Preisner, dans l’appartement de la tante de Weronika  qui, a défaut d’avoir conservé le décor du film, a gardé l’atmosphère feutrée d’une des maisons de l’intelligentsia cracovienne.

Autre clin d’œil au film, Krzysztof manipule quelques instants une marionnette dans la belle lumière de Cracovie.
Krzysztof Zanussi, quant à lui, nous confiait quelques jours plus tôt : « Pour La Double vie de Véronique, ce ne pouvait être que Cracovie ; c’était un choix évident. » Il confirmait qu’en effet, la capitale de cœur des Polonais, l’ancienne capitale de Pologne, le siège de l’université Jagellonne, il ne voyait pas d’autre ville du pays susceptible de convenir vraiment pour le tournage d’histoire de Weronika !

Merci à Éléphant Production, et notamment à Heinz Cadera (réalisation) et Sven (cadreur).